samedi 10 mars 2012

Les trois défis de Nicolas Sarkozy

ANALYSE - Les trois défis de Sarkozy - Le Point

30 janvier 2012 | Mise à jour 14h54Le Point

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Reprendre la main, convaincre les Français, remotiver son électorat..., on a senti le combattant pointer sous le chef de l'État.ANALYSE - Les trois défis de Sarkozy

© Lionel Bonaventure/ Sipa

Nicolas Sarkozy avait trois défis à relever dimanche soir lors de son intervention télévisée : reprendre la main en imposant ses thématiques, convaincre les Français de la justesse de ses décisions, motiver son électorat ébranlé par l'avance de l'adversaire Hollande.

Sur le premier point, le chef de l'État a incontestablement relancé le débat sur des sujets choisis par lui. Doper la croissance, l'emploi, la compétitivité, en un mot, adapter la France à un "monde nouveau", autant de raisons pour des annonces importantes, dont la plus risquée est le relèvement du taux de TVA de 1,6 % pour alléger les charges patronales, forcément impopulaire, même si Nicolas Sarkozy a assuré qu'elle n'entraînerait pas de hausse de prix. Osée, aussi, la décision de mettre quasiment fin aux 35 heures via des "accords compétitivité-emploi" dans l'entreprise. Plus consensuel sur la banque de l'industrie pour les PME, les mesures en faveur de la construction de logements ou la taxe sur les transactions financières, le président de la République s'est néanmoins exposé à la critique en mettant son plan sur la table à moins de trois mois du premier tour de la présidentielle.

"Personne n'a à gagner à des débats de caniveau"Son deuxième défi, qui consistait à convaincre les Français, était moins évident à relever. Malgré sa pédagogie et son apparente humilité, on butait toujours sur la question à laquelle il n'a répondu qu'en évoquant la recrudescence de la crise financière à l'été 2011 : que n'a-t-il fait tout cela en cinq ans de mandat ? On pouvait l'approuver sur le rôle néfaste des 35 heures, sur la nécessité d'aligner le coût du travail sur celui de nos voisins, sur la "folie" de revenir sur la réforme des retraites, sur ses initiatives favorisant enfin la construction de logements, sur le "trésor" que constitue le couple franco-allemand, il restait un "loup", comme aurait dit Martine Aubry. Quelle crédibilité lui reste-t-il après un mandat passé à se renier, et même parfois à jouer le sapeur Camember ? Son image se joue aujourd'hui moins sur l'efficacité des dispositions proposées que sur la manière et le moment choisis pour les annoncer.

Enfin, le locataire de l'Élysée devait remotiver son camp. Il lui a fourni des arguments de campagne, notamment sur l'alternative entre le pouvoir d'achat et le chômage, sur sa volonté de sauver les entreprises, contrairement à l'impuissance avouée d'un Lionel Jospin, sur ses résultats en matière d'intervention dans la crise financière désormais, selon lui, apaisée, sur ses devoirs en tant que président de la cinquième puissance mondiale qui ne va plus tarder à être bel et bien candidat, sur sa posture courageuse et surtout "authentique".

Cela suffira-t-il à rassurer ses partisans ? "Personne n'a à gagner à des débats de caniveau", a-t-il dit, visant les propos de François Hollande sur sa normalité. On sent nettement le combattant pointer sous le chef d'État, ce qui devrait entretenir la flamme de l'électorat UMP. Reste à savoir si ses armes font encore mal à l'adversaire ou si elles sont passablement émoussées, à force d'avoir été maniées un peu trop souvent et en tout sens.

Par Sylvie Pierre-BrossoletteRéduire le texteGrossir le textePartager :Partagez sur FacebookPartagez sur TwitterPartagez sur LinkedInEnvoyer par emailCommentaires (159)Imprimer l'articleAjouter l'article à mes archivesLe regardRSS Le regard François Hollande peut-il encore perdre ?François Hollande, l'heure de véritéChirac, les raisons d'un verdictLa gauche déroule le tapis rouge à SarkozyTous les articles - Le regard159 CommentairesAjouter un commentaireModéréle 30/01/2012 à 14:41Le défit de Sarkozy : 5 ans de plus pour quoi faire

La grande question que devra se poser chaque électeur sera la suivante : réélire Sarkozy pour 5 ans de plus, mais pour quoi faire ? Car lorsqu'on fait le bilan objectif de son quinquennat, et des propositions qu'il nous fait aujourd'hui, on ne peut qu'être frappé par la totale incohérence de son action, et par les maigres résultats obtenus. Bien entendu quelques bonnes réformes ont été faites, mais quel est le bilan d'ensemble ? Où est la cohérence ? Du bricolage permanent, des tentatives tous azimuts, y compris dans le domaine de la sécurité, pour des résultats que la population a bien du mal à mesurer dans sa vie quotidienne. Alors continuer dans cette voie tortueuse dont on ne connaît pas l'issue semble très problématique.

taldorle 30/01/2012 à 14:40C'est dommage

M. Sarkozy m'a fait penser pendant son interview à un certain capitaine qui essaie de redresser la barre alors que le bateau s'est déjà échoué sur la plage ou sur les rochers ; si vous le permettez M. le Président ce n'est pas quelques mois avant qu'il faut prendre tous ces grands virages ; vous avez eu plus de quatre ans, il fallait s'occuper des affaires intérieures aussi bien que vous l'avez fait à l'international qui vous a je vous le concède mangé beaucoup de temps et d'énergie : Alea jacta est comme aurait dit Caesar.

Farandolele 30/01/2012 à 14:39Premier sommet européen de l'année 2012, ce jour

Il est crucial, comme d'autres. Tout n'est pas encore réglé en Grèce, le risque que le Portugal réveille l'incendie est très grand. Pendant ce temps, la majorité des Français - au vu des commentaires - vole au raz des pâquerettes ou roule la tête dans le guidon (au choix). Quant au fait que N. Sarkozy se déclare candidat, on voit mal un sommet européen se dérouler avec la chancelière Allemande et le candidat à la présidence Française alors que le couple France-Allemagne est le moteur de l'Europe.

serge85le 30/01/2012 à 14:32Doper la croissance

La différence avec l'Allemagne ne faudrait il pas diminuer le nombres d'élus, quand un pays qui a pour la première dépense le budget de l'éducation nationale avec 780, 000 enseignants (et encore le président en a titularisé une dizaine il y a 1 mois c'était des secrétaires Élyséen et qui n'enseigneront jamais "Canard Enchainé") mais que tous les médiats "zappent" les plus de 680, 000 élus, à les entendre cela ne coûte rien, mais l'évidence est là, les faits sont flagrants la France ne peut plus continuer à avoir autant de personnalités rémunérées.

Pagecle 30/01/2012 à 14:31Telle est la question

'Quelle crédibilité lui reste-t-il après un mandat passé à se renier, et même parfois à jouer le sapeur Camembert ? 'Telle est la question que tout le monde se pose et qui donne la mesure du rejet de Sarkozy sur le plan personnel et politique. Logiquement, autrement dit si les électeurs étaient objectifs, c'est-à-dire sur la base des résultats obtenus au regard des promesses de campagne de 2007, Sarkozy aurait une chance sur 5 d'être réélu.

Seasoned Observerle 30/01/2012 à 14:30@rosemay le 30/01/2012 à 10 : 14

La dette n'est pas le fait de Sarkozy. En 2007, la dette était de 1100 milliards. L'augmentation depuis 2007 est due pour 60% aux décisions antérieures à 2007, et pour 40% à la crise. (Dixit la Cour des Comptes dirigée par un socialiste).

ausarmescitoyensle 30/01/2012 à 14:06L'étroit défi du candidat

La marge de manœuvre de Sarkozy s'amenuise à mesure que passe les jours. Davantage que la campagne réussie d'un Hollande, d'une Le Pen ou d'un Mélanchon voire d'un Beyrou, on voit bien que le rejet de l'électorat est manifeste à l'égard de celui qui a plus promis pour finalement tenir le moins : ne pas toucher aux retraites augmenter le pouvoir d'achat, réduire le chômage comme le déficit, contribuer à une République irréprochable... Hier soir il n'a guère convaincu : reprendre la main, convaincre les Français, remotiver son électorat reste décevant sur toute la ligne. La question est de savoir maintenant jusqu'où le président des riches va descendre dans les sondages.

PIAR19le 30/01/2012 à 14:05De l'audace, toujours de l'audace

Nicolas Sarkozy n'a pas évoqué un seul instant : les problèmes agricoles, l'insécurité, la pénibilité du travail pour certains. Seulement des vues à long terme du déficit par rapport au PI de 5, 7 à 5, 3 % d'ici 2016,
TVA à 20,2 sans augmentation des prix, il rêve... Création d'une banque d'entreprise avec 1 million de fonds "propres", il me semble que beaucoup de mesures annoncées font partie des idées de François Hollande. Il a également évoqué la réconciliation avec l'Allemagne, il y en a bien d'autres qui l'on fait avant lui, il continue à nous prendre pour des bennés !

bluffle 30/01/2012 à 13:59TVA sociale

Si c est une bonne idée alors pourquoi la différer au 1er Octobre ? De plus, l'Allemagne l'applique pour réduire des déficits structurels et non sociaux... De plus, c'est l'ami étrangère qui vote en France à notre place qui l'a introduite et non Schroeder. Tout faux !

malujole 30/01/2012 à 13:56@zack40

Ah, monsieur, parce que les socialistes ne se sont bien sûr jamais reniés au pouvoir ? [...]

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