dimanche 11 mars 2012

SYRIE. La banlieue nord de Damas en état de siège

La banlieue nord de Damas est en état de siège suite à l'intensification des combats entre forces de sécurité et insurgés. A Harasta, Douma et Saqba, villes situées à moins de 15 km au nord-est de la capitale syrienne, des postes de contrôle ont été érigés tous les 300 mètres, avec murs de sacs de sables et déploiement de blindés.

"Nous nous excusons, cette route ainsi que toutes les voies menant à Douma sont bloquées pour le moment et jusqu'à nouvel ordre", affirme un militaire de l'armée syrienne, à l'entrée de la ville de Harasta, sans fournir d'explication.

Le 21 janvier, des dissidents avaient brièvement pris le contrôle de Douma, une ville de 100.000 habitants, après de violents combats avec les forces de sécurité.

Depuis jeudi, l'armée régulière mène une offensive contre Douma et les localités voisines, théâtres d'affrontements avec des soldats déserteurs.

"La semaine dernière, j'ai été surpris par un barrage tenu par l'Armée syrienne libre (ASL), qui contrôlait le trafic routier dans la bourgade de Ain Terma", près de Douma, affirme Rami, un architecte damascène, selon lequel "cette région échappe partiellement à l'autorité du gouvernement".

Des centaines de soldats lourdement armés sont désormais positionnés pour parer à toute offensive de l'ASL (Armée Syrienne Libre), force d'opposition armée qui revendique près de 40.000 membres. Par le nord, par l'est ou par le sud, la zone est encerclée et le dispositif serré, limitant fortement les déplacements.

Dans le reste du pays, les affrontements meurtriers se poursuivent. D'après l'Observatoire syrien des droits de l'homme (OSDH), six agents de sécurité et trois civils ont été tués lundi 30 janvier dans des affrontements à Hirak, dans la province de Deraa (sud).

Un gazoduc a également été saboté lundi dans la province syrienne de Homs (centre), près de la frontière libanaise. Selon l'agence officielle Sana, cette attaque est l'œuvre d'un "groupe terroriste armé".

Côté diplomatique, le secrétaire général de la Ligue arabe, Nabil el-Arabi, doit se rendre mardi au siège de l'ONU à New York. Il tentera d'y obtenir le soutien du Conseil de Sécurité au plan défendu par son organisation. Soutenu par les pays européens, critiqué par la Russie et la Chine, ce plan prévoit l'arrêt des violences et le transfert des pouvoirs du président al-Assad à son vice-président avant l'ouverture de négociations.


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