Créé le 30-01-2012 à 11h00 - Mis à jour à 13h00 11 réactions
Gerhard Schröder en 1998. (MELDE PRESS/SIPA) Dans son intervention télévisée du dimanche 29 janvier, Nicolas Sarkozy ne tarit pas d'éloge pour l'ex-chancelier allemand Gerhard Schröder, "un socialiste, un homme de grande qualité". Le chef de l'Etat table de fait sur un renversement de situation en France, à l'instar des élections législatives de 2002 outre-Rhin.
Arrivé à la chancellerie allemande en octobre 1998, Gerhard Schröder se lance un défi :" Si nous ne réussissons pas à baisser significativement le taux de chômage, nous n'aurons pas mérité d'être réélus." Les 16 années précédentes avaient été celles d'Helmut Kohl, chrétien-démocrate, le "père" de la réunification allemande. Les années à venir doivent être dédiées à la mise en œuvre d'une "troisième voie", façon Tony Blair.
Pour Schröder, il faut réformer l'Etat providence, de plus en plus insoutenable sur le plan financier. Peu soutenu par son parti, le SPD, le chancelier allemand ne parvient pas à imposer le changement. A l'issue de ce premier mandat, l'échec est cuisant, en particulier dans le domaine économique et social. La croissance allemande est la plus faible d'Europe et le chômage touche 4 millions de personnes. Sa promesse de début de mandat n'a pas été tenue.
En 2002, lorsque Gerhard Schröder pense à se représenter à la tête de l'Allemagne, l'issue du scrutin est loin d'être acquise pour lui. Fortement désavoué dans les sondages, il décide d'anticiper son lancement de campagne. Dos au mur, il radicalise son discours. Le candidat s'appuie sur les propositions de la commission Hartz, du nom du directeur des ressources du personnel de Volkswagen, et entend réformer profondément le marché du travail.
Schröder remporte finalement les législatives d'octobre 2002, d'une courte majorité face au président de l'Union chrétienne-sociale (CSU), Edmund Stoiber. Mais, selon les observateurs, c'est davantage sa réactivité face aux inondations dans l'Est de l'Allemagne ainsi que son rejet ferme de la guerre en Irak qui ont aidé à sa réélection.
Le 14 mars 2003, devant le Bundestag, Schröder présente son programme baptisé "Agenda 2010" visant à réformer les structures sociales de la société : " Nous allons devoir couper dans les prestations de l'Etat, encourager la responsabilité individuelle et exiger plus d'efforts de chacun". Sont votés la fin de la gratuité des soins et des médicaments, la réduction des allocations chômage, la facilitation des licenciements, la modération salariale. Il tiendra son cap en dépit des violentes manifestations organisées dans un pays pourtant peu sujet à de tels débordements.
Le bilan politique de Gerhard Schröder s'avère mitigé. En octobre 2005, au moment de laisser le pouvoir à Angéla Merkel, l'Allemagne comptabilise plus de 4,7 millions de chômeurs. La compétitivité de l'Allemagne est célébrée mais elle a un coût social douloureux.
Le 19 janvier 2012, la fondation allemande Hans-Böckler, proche des syndicats, a fortement critiqué les lois Hartz promulguées par Gerhard Schröder. Tout une partie de la population active allemande se retrouve en forte précarité, cumulant les "petits boulots" faiblement payés, et ne bénéficiant d'aucune assurance chômage ou maladie. Une idée qui semble pourtant inspirer Nicolas Sarkozy.
Désolé de vous contredire bien que je sois le plus souvent de votre avis,
ce ne sont pas des références, ce sont des utilisations de références
Vous avez deux genres de personnes à ce sujet :
ceux qui utilisent des citations pour éclairer leur choix
ceux qui les utilisent pour assombrir le choix des autres
Ces derniers n'ont pas besoin de faire leur la citation
ni de prendre l'auteur de la citation comme référence
ils ne comprennent souvent même pas la citation
mais ils savent qu'en faisant ainsi ils désarçonnent l'adversaire
Imaginons un mafieux qui citerait Jésus
à un mec avant de le zigouiller :
"Pardonnons à ceux qui nous offensés"
Très déstabilisant à la fois pour le mec
et incidemment pour la morale
Toutes les "références" de Srkozy n'ont de but que de perdre
ses adversaires, de détruire le principe même de la référence
((((C'est pas la TVA sociale c'est la TVA Sarko Parizot )))) faites circuler;
Alors je m'exécute!
Qui croire ?....pour qui voter ?
Le premier réflexe serait de voter pour celui qui m'accorde apparemment les meilleurs avantages.
...apparemment.....comme ce fût les 35 H unique au monde.
Aujourd'hui, ce qui n'est plus apparent...mais réel…. ce sont.les fermetures d'usines et les millions de chômeurs.
Le monde a changé. Les acteurs syndicaux, patronaux et ouvriers n'ont pas su surmonter leurs querelles souvent idéologiques pour proposer une politique industrielle adaptée aux différentes branches d'activités comme ce fût le cas en Allemagne.
Diminuons le nombre de sénateurs et nommons à la place ces acteurs sociaux augmentés d'économistes de renom. Transformons leurs voyages d'agrément à l'étranger, (jamais dénoncés) en voyages d'observations et d'études surtout dans les pays qui réussissent.
Pour qui voter ?
La complexité des sciences sociales et économiques, l'abondance des propositions toutes pleines de certitudes et souvent contradictoires ne nous éclairent pas.
Alors…..Faites confiance à votre bon sens.
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